Lucy + Jorge Orta

Antarctica

exhibition from September 3 to October 29, 2011
Opening Saturday, Sept. 3 11 am

The creation of Studio Orta in 1992 marked the encounter of two intense yet complimentary artistic personalities, which over the last twenty years have expressed themselves through numerous complex contemporary social and political issues: surviving, living, eating, drinking, travelling, thinking... It is around these basic human functions that appear so obvious, and yet are far from being accessible to all, that Lucy + Jorge Orta have opened an immense artistic field of action and debate grounded in the production of ideas.

Refuge Wear, Nexus Architecture, Fallujah, Totipotent, Orta Water, Amazonia, Antarctica...Their common project is an expanding artistic universe that follows a gradual serial logic where the thematic unfold without ever offering a unique perspective.
Lucy + Jorge Orta have undertaken to report the complexity of humanity’s current issues: Emergency is one approach, - featuring the body through clothing-hybrid objects, public interventions and large scale installations – and it allows them to underline the deep political nature of some essential questions.
Firstly, the acute level of emergency has the virtue of touching upon a greater individual and collective awareness. Secondly, it can activate a form of awakening to render possible new perceptions and modes of thinking, evoking the notion of Operational Aesthetics (Nicolas Bourriaud) and their own manifest Catalyst Art (Orta).

Artsworks by Lucy + Jorge Orta are inhabited by a great poetic precision. They always bring us back to our basic senses: seeing, smelling, touching, tasting, understanding, evolving... a positive vision of one's ability to reinvest the social space of individual common emotions.

Presenting the project Antarctica in a Mediterranean city whose future depends on mutations – deeply rooted and incessant - a geopolitical space burdened by its own history, confirms the commitment of the galerieofmarseille towards artists who are aware of the real and physiological movements that are changing our territories.
White, cold, desert, solid, the continent Antarctica is such an effective utopia that it inevitably holds up a mirror image to our Mediterranean continent, further emphasising the emergency of finding solutions to its own ecological, cultural and human survival.

Dome Dwelling, Drop parachute, Window on the World, as well as preparatory drawings are some of the emblematic artworks and installations in the Antarctica project.
They are exhibited along with Antarctica World Passport - Delivery Bureau, an installation from which Lucy + Jorge Orta distribute a global international passport.
The passport document serves as a testament to essential human values: "Everyone has the right to move freely and cross frontiers to their chosen territory”, it also proposes to amend Article 13 of the 1948 Universal Declaration of Human Rights with the following phrase: "No individual should have an inferior status than capital, trade goods, telecommunication or pollution that traverse all borders."(Art. 13:3)

     
 

 
     
 




Lucy + Jorge Orta

Antarctica

exposition du 3 septembre au 29 octobre 2011
Vernissage samedi 3 septembre 11h

La création du Studio Orta en 1992 marque la rencontre de deux univers artistiques intenses qui vont se compléter, s'exprimer à travers des questions contemporaines, sociales, éminemment complexes et politiques : survivre, habiter, se nourrir, boire, circuler, penser…. C'est autour de ces fonctions humaines de base qui semblent être des évidences, et qui sont pourtant loin d’être accessibles à tous, que Lucy + Jorge Orta ont ouvert un champ artistique d'action et de débat, ancré dans la production d'œuvres et d'idées.

Refuge Wear, Nexus Architecture, Fallujah, Totipotent, Orta Water, Amazonia, Antarctica…. 

Leur projet commun, tel un univers artistique en expansion, trouve une logique d'émergence sérielle, dans laquelle les thématiques se répondent sans jamais proposer un point de vue unique.

Lucy + Jorge Orta ont entrepris de rendre compte à leur façon de la complexité des enjeux actuels de l'humanité : l'urgence est une approche qui - mettant en scène les corps par le biais de vêtements-objets hybrides, d’interventions et de déploiement d'installations - leur permet de souligner le caractère politique incontournable de certaines questions.

Dans un premier temps, ce niveau d'urgence met la barre assez haut, ayant pour vertu de faire appel à une prise de conscience, autant individuelle que collective. Activant une forme d'éveil, il rend d'autres perceptions possibles, évoquant leur projet Art Catalyseur (Orta) et la notion même d’Esthétique en Fonctionnement (Nicolas Bourriaud).

Les œuvres de Lucy + Jorge Orta sont habitées d'une grande précision poétique. Elles nous ramènent sans cesse à l'essentiel : voir, sentir, toucher, goûter, comprendre, évoluer… Une vision somme toute très positive de la capacité de chacun à réinvestir l'espace social de sensations individuelles communes.

Présenter le projet Antarctica dans une ville méditerranéenne dont l'avenir repose sur les mutations - profondes et en cours - d'un espace géopolitique lourd de sa propre histoire, confirme l'engagement de la galerieofmarseille auprès d'artistes attentifs aux mouvements qui changent la donne des territoires, réels comme mentaux.

Blanc, glacial, désert, solide, le continent Antarctica est une utopie si efficace qu'elle renvoie immanquablement une image inversée de notre continent Méditerranée, soulignant de façon encore plus rude l'urgence à gérer sa survie écologique, culturelle et humaine.

Dome Deweling, Drop parachute, Window on the World, ainsi que des dessins préparatoires du projet, sont des œuvres et installations emblématiques d'Antarctica.

Elles sont accompagnées de Antarctica World Passport - Delivery Bureau, installation qui génère une intervention de Lucy+ Jorge Orta : la délivrance d'un passeport mondial.

Ce passeport donnant à "Tout être humain a le droit de se déplacer librement et de circuler au-delà des frontières vers le territoire de son choix", propose également d'amender l'article 13 de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme de 1948 de la mention suivante : "Aucun individu ne peut avoir un statut inférieur à celui du capital, des marchandises, des communications et de la pollution qui ignorent tout frontière". (Art. 13 :3)